Affaire DSK : la défense demande le classement de la plainte au civil

"La plainte doit être classée." C'est ce qu'a demandé un avocat de Dominique Strauss-Kahn, mercredi 28 mars, à un juge du Bronx concernant la plainte au civil déposée à New York par la femme de chambre Nafissatou Diallo pour agression sexuelle, sept mois après l'abandon des poursuites pénales, le 23 août.

L'argument de la défense : DSK était protégé par une immunité diplomatique au moment des faits, le 14 mai dernier. Ni Mme Diallo, qui accuse DSK d'agression sexuelle, ni M. Strauss-Kahn, qui dément l'avoir contrainte, n'étaient présents dans la salle d'audience.
FAITS COMMIS À TITRE PERSONNEL
L'avocat a notamment évoqué la Convention internationale sur les privilèges et immunités des agences spécialisées, adoptée par les Nations unies en 1947. Le juge McKeon a semblé sceptique, pressant l'avocat de questions, lisant les détails de certains des textes invoqués par la défense de DSK. Il a notamment évoqué la réglementation du Fonds monétaire international selon laquelle ses responsables peuvent prétendre à une immunité, mais dans le cadre de leurs fonctions liées au FMI.
Les avocats de Mme Diallo s'opposent au classement de la plainte, faisant valoir que DSK ne peut se prévaloir d'une immunité totale pour des faits commis à titre personnel. Et, soulignent-ils, les Etats-Unis ne sont pas partie de la Convention des agences spécialisées.
En parallèle à la procédure pénale, la femme de chambre guinéenne Nafissatou Diallo avait porté plainte au civil contre DSK le 8 août 2011 pour "agression violente et sadique", et l'audience de mercredi est la première dans cette procédure civile qui vise à obtenir  des dommages et intérêts au montant non précisé. Aucune décision n'est attendue mercredi. Le juge a prévu de communiquer sa décision par écrit dans les semaines qui suivront.
Source : lemonde

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