C’est le thème de la causerie professionnelle organisée par l’Association Camerounaise pour la Gestion des Ressources Humaines à l’hôtel Beau Rivage de Douala le 19 Juillet 2012 et à laquelle ont pris part, une cinquantaine de personnes dont des DRH, professionnels et étudiants des RH.
Ils ont partagé leurs expériences autour du sujet, objet d’une enquête faite à dessein dans15 entreprises publiques et privées par Anne-Marie SOUSSIA. Il ressort de l’exposé du conseiller technique en Ressources Humaines que plusieurs entreprises recourent à la diaspora pour la qualité de la formation, le multiculturalisme et l’inexistence des profils recherchés au Cameroun (Banque, Energie et Pétrole, Télécommunication, Mines et Métallurgie, Agro alimentaire, Logistique et Transport).
Contrairement à une opinion très répandue, l’enquête a révélé qu’une certaine frange des diplômés de la Diaspora ne satisfait pas très souvent les recruteurs. L’on retient par exemple du témoignage du Directeur des Ressources Humaines à AES-Sonel M. BOLLANGA, que l’entreprise d’électrification a recouru aux cadres de la diaspora mais les performances de ces derniers ont été très en deçà des attentes.
De l’avis de certains diplômés de la diaspora présents à la conférence-débat , certains patrons d’entreprises ne respectent pas très souvent les clauses. Parmi les points de non satisfaction, l’enquête révèle le non respect des engagements des employeurs; les activités peu attrayantes, autonomie peu accordée; le faible développement de carrière et le bas niveau de salaire dans ces structures accusant pour certaines un retard technologique.
Du côté des entreprises, Anne-Marie SOUSSIA a insisté sur le fait qu’elles doivent au plan de la rémunération, mettre fin aux pratiques discriminatoires en faveur des cadres de la Diaspora. Une rémunération est liée au poste en premier lieu et avant tout, même si par la suite des aménagements sont faits. Sur le plan du management, il faut développer l’autonomie, créer des conditions au développement des potentiels et mettre en place dans l’entreprise, un dispositif formalisé de tutorat et de monitoring pour faciliter l’intégration des cadres de la diaspora.
Le Cameroun a besoin de ses filles et fils formés sous d’autres cieux pour atteindre le cap de pays émergent. Toutefois, les cadres formés à l’étranger devraient avoir un peu plus d’humilité face aux réalités socio-économiques de l’environnement entrepreneurial dans lequel ils sont appelés à évoluer.
Valery Giscard DJOIANDEU - Camerounlink

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