C’est jeudi dernier que des paysans Camerounais occupaient l’une des plantations de la Société camerounaise des palmeraies (Socapalm).Ils accusaient le groupe Bolloré, l’un des actionnaires de ladite société, de vouloir s’accaparer toutes les terres des riverains, et en exigeant des responsables de la Socapalm, la rétrocession immédiate des terres aux riverains.
Une hausse vertigineuse
Le constat est alarmant : en trois années seulement,
c’est-à-dire entre 2011 et 2014, la superficie des terres appartenant aux
filiales africaines de la société Socfin, parmi lesquelles figure la Socapalm,
a subi une hausse de 24%. C’est la raison principale de la colère des riverains
camerounais qui, face à ce phénomène, réclament la rétrocession de leurs
terres, à défaut de l’amélioration de leurs conditions de vie qui ne cessent de
se dégrader.
Des actions légales entreprises
L’association camerounaise Centre pour le développement
Cameroun (CED – Cameroun) et la Fondation Camerounaise d’Actions Rationalisées
et de Formation sur l’Environnement (FOCARFE),
épaulées par l’association française Sherpa, qui représentait également
les plaignants, et
par l’ONG allemande
MISEREOR, ont saisi les Points de contact nationaux (PCN) français, belge et
luxembourgeois pour la mise en œuvre des principes directeurs de l’OCDE.
Selon le communiqué du PCN français relatif au suivi de la
circonstance spécifique Socapalm et publié le 2 mars 2015, le groupe Bolloré,
par ailleurs actionnaire minoritaire de la Socapalm (avec seulement 9,35% de
parts) et non gestionnaire du Groupe Socfin (donc incapable de prendre des
décisions), « a usé de son influence vis-à-vis de ses relations d’affaires en
négociant le plan d’action en liaison avec Socfin (…). Par ailleurs, le groupe
a mis en place un dialogue avec les représentants d’associations des riverains
des plantations de Socfin qui a abouti à une rencontre à Paris le 24 octobre
2014 réunissant les représentants du Cameroun, de Sierra Léone, de Côte
d’Ivoire, du Libéria et du Cambodge. Le Groupe Bolloré, agissant comme facilitateur,
de dialogue, a transmis leurs demandes au Groupe Socfin. »
Des responsabilités à prendre
Toujours dans son communiqué, le PCN français prend note de
ce que le désengagement de certains actionnaires du Groupe Socfin a fait
échouer le processus de dialogue initié et facilité par le Groupe Bolloré,
raison pour laquelle il appelle ces derniers à prendre leurs responsabilités et
à poursuivre leur effort pour engager le dialogue avec les plaignants, pour une
amélioration des conditions de vie et de travail des riverains des plantations
de la société Socapalm.(Camer.be)

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