La simple évocation de la tenue d’un séminaire à Yaoundé dans les prochains jours par un collectif d’homosexuels a soulevé l’ire du Rassemblement de la Jeunesse Camerounaise (RCJ). Cette association, qui condamne l’homosexualité, a immédiatement saisi le directeur de la police judiciaire et le commissaire spécial du commissariat de Nkoldongo pour dénoncer cette réunion. De plus, le RCJ a annoncé qu’il mobilisera les jeunes ce mardi au Mansel Hôtel de Yaoundé "contre le fléau de la criminalité homosexuelle qui est condamné par notre loi", écrit le secrétaire général de ce mouvement.
Le gouvernement et l’Eglise dans le coup
Cette levée de boucliers est loin d’être un cas isolé. Au début de l’année 2011, l’union européenne s’était engagée à apporter à hauteur 200 millions de francs CFA (305 000 Euros) un financement pour un projet dit d’assistance et d’encadrement aux homosexuels. Trois associations actives dans la défense des droits des homosexuels à savoir le Sidado, l’Adefho et le Collectif des familles d’enfants homosexuels en étaient les bénéficiaires. Cette situation avait tout de suite soulevé la colère de nombreuses organisations et des hommes de médias qui avaient condamné la tentative de l’Union européenne de vouloir contribuer à la légalisation de l’homosexualité au Cameroun.
André Eyebe Ayissi, alors ministre des relations extérieures, avait convoqué le portugais Raul Mateus Paula, chef de la délégation de l’union européenne au Cameroun, pour signifier la désapprobation du gouvernement camerounais face au financement des ces associations et lui demander de "prendre acte de la sensibilité de ce dossier, et d’en tirer toutes les conséquences". Les évêques du Cameroun avaient abondé dans le même sens en condamnant la pratique de l’homosexualité et en appelant les chrétiens à se détourner de ces pratiques.
Au Cameroun, le code pénal condamne l’homosexualité. Son article 347 bis « puni d’un emprisonnement de six mois à cinq ans et d’une amende de 20.000 à 200.000 francs CFA toute personne qui a des rapports sexuels avec une personne de son sexe ». De nombreuses personnes homosexuelles ou soupçonnées de l’être sont aujourd’hui incarcérées dans les prisons camerounaises. Selon des associations, 200 personnes sont interpellés chaque année.
100 000 signatures
Ces tirs groupés ne découragent pas pour autant les défenseurs des droits des homosexuels. Ils reçoivent de plus en plus le soutien de la communauté internationale qui condamne cette disposition de la loi camerounaise et milite pour la dépénalisation de l’homosexualité. Maître Alice N’kom, avocate active dans la défense des droits des homosexuels qui préside l’Adefho, avait lancé une campagne de collecte de 100 000 signatures pour faire inverser la tendance et reconnaître les droits aux homosexuels. Son objectif a certes été atteint, mais l’homosexualité demeure encore un délit au Cameroun.
Source : afrik.com
Cette levée de boucliers est loin d’être un cas isolé. Au début de l’année 2011, l’union européenne s’était engagée à apporter à hauteur 200 millions de francs CFA (305 000 Euros) un financement pour un projet dit d’assistance et d’encadrement aux homosexuels. Trois associations actives dans la défense des droits des homosexuels à savoir le Sidado, l’Adefho et le Collectif des familles d’enfants homosexuels en étaient les bénéficiaires. Cette situation avait tout de suite soulevé la colère de nombreuses organisations et des hommes de médias qui avaient condamné la tentative de l’Union européenne de vouloir contribuer à la légalisation de l’homosexualité au Cameroun.
André Eyebe Ayissi, alors ministre des relations extérieures, avait convoqué le portugais Raul Mateus Paula, chef de la délégation de l’union européenne au Cameroun, pour signifier la désapprobation du gouvernement camerounais face au financement des ces associations et lui demander de "prendre acte de la sensibilité de ce dossier, et d’en tirer toutes les conséquences". Les évêques du Cameroun avaient abondé dans le même sens en condamnant la pratique de l’homosexualité et en appelant les chrétiens à se détourner de ces pratiques.
Au Cameroun, le code pénal condamne l’homosexualité. Son article 347 bis « puni d’un emprisonnement de six mois à cinq ans et d’une amende de 20.000 à 200.000 francs CFA toute personne qui a des rapports sexuels avec une personne de son sexe ». De nombreuses personnes homosexuelles ou soupçonnées de l’être sont aujourd’hui incarcérées dans les prisons camerounaises. Selon des associations, 200 personnes sont interpellés chaque année.
100 000 signatures
Ces tirs groupés ne découragent pas pour autant les défenseurs des droits des homosexuels. Ils reçoivent de plus en plus le soutien de la communauté internationale qui condamne cette disposition de la loi camerounaise et milite pour la dépénalisation de l’homosexualité. Maître Alice N’kom, avocate active dans la défense des droits des homosexuels qui préside l’Adefho, avait lancé une campagne de collecte de 100 000 signatures pour faire inverser la tendance et reconnaître les droits aux homosexuels. Son objectif a certes été atteint, mais l’homosexualité demeure encore un délit au Cameroun.
Source : afrik.com
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Chers intervenants,
Vous qui réagissez sur ce site , êtes priés de respecter certaines règles ; pas de propos à caractères : racistes, tribaux, antisémites ,xénophobes et homophobes, provocant à l’encontre des autres
Le non-respect de ces règles conduira à des sanctions ; l’effacement des messages sans avertissement et exclusion définitive du site.