A en croire un récent communiqué signé du secrétariat d’Etat américain, il se tiendra à la Maison Blanche, le 5 août prochain, un sommet Usa- Afrique. Ce rendez-vous qui est le tout premier du genre abordera des questions de sécurité, développement et diplomatie entre l’Amérique et l’Afrique.
A
l’exception de Robert Mugabe du Zimbabwe, Omar El Béchir du Soudan et le
représentant du gouvernement égyptien, la porte de la Maison Blanche est
ouverte à tous les autres dirigeants africains.
S’il y a un pays qui risque d’être l’objet de toutes les attentions pour
le président Barack Obama, c’est le Cameroun. Car “l’Afrique en miniature”
apparaît, plus que jamais, comme le tout dernier maillon qui tient en équilibre
tant le bloc de l’Afrique centrale, que celui de l’Afrique de l’Ouest. En
aspirant le flux de refugiés venus du Nigeria plus que jamais un géant aux
pieds d’argile et au bord de l’éclatement et à la merci du groupe terroriste
Boko Haram. Aspirant encore la masse de refugiés du Tchad. Aspirant aussi des
milliers de refugiés fuyant la RCA plongée depuis un certain temps dans des
troubles costauds. Selon aussi certains experts américains, la guerre civile
qui sévit actuellement au Soudan n’aurait jamais eu lieu si le Soudan de Omar
El Bechir n’avait prit le plaisir de barrer la route au pipe line qui conduit
le pétrole de l’Etat le plus jeune d’Afrique jusqu’à la mer. Le Cameroun, via
la Rca est donc souvent évoqué comme l’une des possibles voies pour faire
déboucher sur le marché, le pétrole sud soudanais.
Mais Paul Biya du Cameroun sera-t-il à Washington le 5 août prochain?
Autant se poser cette question quand on sait que le président camerounais a
séché les deux dernières assises de l’Assemblée générale des Nations unies à
New York. Peur de cette Amérique de Barack Obama? En attendant d’avoir la
réponse à cette question, l’on observe que certains parmi les immigrés
camerounais aux USA viennent de sortir des fonds baptismaux une association
qu’ils appellent “l’Œil du Cyclone”. Elle s’apparente à une nébuleuse qui
embarque “toute personnes, toutes les forces qui peuvent faire partir Biya du
pouvoir par tous les moyens.”A en croire certaines sources, l’Œil du Cyclone
est une nouvelle machine de guerre des supporters de Marafa Hamidou Yaya,
l’ancien dignitaire du régime qui croupit actuellement en prison à Yaoundé.
D’autres n’y voient qu’une mafia dont le jeu est de donner des sueurs froides à
Etoudi et ainsi lui forcer la main pour payer gros en billets de dollar. Quel
qu’en soit le cas, le discours avancé est dur: “Paul Biya n’a pas le droit
d’être accueilli à la Maison Blanche, ni même d’ailleurs de continuer de
représenter le Cameroun dans quelque pays que se soit.”
Et comment empêcher concrètement Paul Biya de figurer parmi les hôtes de
Barack Obama le 5 août prochain? L’astuce de l’Œil du Cyclone est de se lancer
dans un activisme sans précédent. En bonne place, une marche qui durera tout au
long du mois de juillet et qui partira de New York pour Washington. Compte tenu
de la très longue distance entre les deux métropoles américaines, les
organisateurs de la marche disent qu’ils se relayeront sur le parcours.
L’espoir étant d’attirer l’attention des médias et de l’opinion aux USA. Et
peut-être ainsi réussir à faire que Barack Obama classe Paul Biya dans la
catégorie des persona non grata comme Robert Mugabe et Omar El Béchir.
Au cours de ces dernières semaines, l’on a assisté à des sorties d’un
certain Patrice Nouma, ancien militaire sorti de l’armée camerounaise qui vit
actuellement entre New York City et New Jersey City. L’homme que l’on voyait,
il y a quelques mois, main dans la main avec les membres du corps diplomatique
à New York, s’est d’abord illustré en adressant une lettre à Barack Obama. Tout
simplement il demande au président américain de ne pas recevoir Paul Biya à
Washington le 5 août prochain. Il a par la suite enchainé par une série de
vidéos. Y faisant à tout va des dénonciations des personnes et des pratiques
dans les représentations diplomatiques camerounaises aux USA. La plus célèbre
étant celle présentant Gisèle Alima, une ancienne femme de ménage de Martin Belinga
Eboutou, du temps où ce dernier était représentant du Cameroun auprès des
Nations unies à New York, il y a plus de dix ans. Gisèle Alima qui a dormi dans
les rues de New York tient son ancien patron pour responsable de ses malheurs.
Et Patrice Nouma dit qu’il n’a pas terminé de distribuer des coups. L’homme dit
être en possession de documents écrits et audio visuels dont il n’oserait
révéler de quelle façon il les aura obtenus.
« Patrice Nouma n’est que l’un des noyaux de l’œil de Cyclone », selon les
déclarations d’un des membres ayant requis l’anonymat. Selon lui, tout ce que
l’ancien béret bleu camerounais aura fait jusqu’ici n’aura été qu’un test.
“Nous savons que Patrice Nouma a été un homme de l’intérieur. Donc pour qu’il
gagne le droit d’être parmi nous, nous l’avons mis à l’épreuve. A peu près
comme on fait dans les gangs quand on demande à l’aspirant de signer d’abord un
crime de sang”, poursuivra notre source anonyme. Le moins que l’on puis dire
est que le casting de Patrice Nouma pour jeter la première pierre- et l’unique
jusqu’à présent- peut faire dire à plus d’un que l’œil du Cyclone n’a rien de
différent de toutes ces associations de la diaspora qui sont nées ici avec la
vocation d’en finir avec Yaoundé, et qui au fond ne font que l’effet d’un
pétard mouillé. Car à New York, il est très difficile de trouver autre
personnage à la réputation aussi sulfureuse que celle de Patrice Nouma. De
nombreuses femmes passées sur son lit l’accusent d’avoir filmé secrètement
leurs ébats. Il se vante de posséder des enregistrements de ses conversations
téléphoniques avec les autres immigrés camerounais. Par dessus le marché,
l’homme aligne les unes après les autres, des histoires d’arnaque, escroquerie,
usurpation de titres, vol de documents a l’ambassade du Cameroun. Il dit
préparer une vidéo pour étaler ces documents.
Source : Camerounlink

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