Le conseil de surveillance du
groupe BPCE a donné le 11 octobre dernier une orientation pour son
désengagement en Afrique.
C'est une information exclusive
de Jeune Afrique Business+, le confidentiel business du groupe de presse
panafricain. Dans le cadre de la préparation de son plan stratégique 2018-2021,
la Banques populaires et Caisses d’épargne (BPCE) étudie la possibilité de se
désengager de l’Afrique. «Le conseil de surveillance du groupe mutualiste
français a donné, le 11 octobre, une orientation dans ce sens à François Pérol,
son président du directoire. Concrètement, rien n’est encore acté, selon nos
sources, mais l’option d’une vente en bloc est envisagée.
Il revient donc à
François Pérol de mener une réflexion sur cette option et de livrer ses
conclusions dans les prochaines semaines ; lesquelles serviront de base à la
prise de décision», écrit le journal. La décision finale du groupe bancaire
français est attendue avant la présentation du plan stratégique 2018-2021,
prévue en décembre. Mais la nouvelle ayant fuité dans les rangs du groupe
bancaire, un Sport Pari 1xbet vent de panique s’est installé au
sein des équipes africaines, notamment au Cameroun où la Banque internationale
du Cameroun pour l’épargne et le crédit (Bicec), est détenue à 68,5% par BPCE.
Le lundi 16 octobre, Alain Ripert, le directeur général de la Bicec, aurait
même, à en croire Jeune Afrique Business+, successivement convoqué un comité
exécutif et un comité de direction pour rassurer les employés. Certains ayant
travaillé à la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du
Cameroun (Bicic ; ancêtre de la Bicec) ont encore en mémoire le départ en 48
heures de BNP du pays, en 1994, suivi de deux plans sociaux douloureux.
Antécédent
Ces inquiétudes sont d’autant
plus justifiées que lors du Conseil d’administration de la Bicec tenu le 17
mars 2017 à Paris, le groupe français menaçait déjà de quitter le pays si sa
demande de rescrit fiscal, introduite auprès de la direction générale des
impôts à la suite de la vaste fraude qui a fait perdre à la banque plus de 50
milliards de francs CFA, ne recevait pas une réponse positive. «Monsieur
Levayer, directeur général de BPCE International, rappelle que l’impact de la
fraude est conséquent et que BPCE International soutient la proposition faite
sur le rescrit. Par ailleurs, le groupe souhaite continuer à investir dans sa
filiale camerounaise, mais si aucun accord n’était trouvé, cela pourrait avoir
pour conséquence une remise en cause de la présence du groupe BPCE au Cameroun.
Il est donc essentiel de trouver un accord équilibré pour permettre à la Bicec
de continuer d’investir», peut-on lire dans le procès-verbal (PV) de cette
réunion. En dehors de la Bicec, le groupe hexagonal détient intégralement la
mauricienne Banque des Mascareignes (Maurice) et la Banque congolaise
internationale (BCI; Brazzaville), 71% de la Banque malgache de l’Océan indien
(BMOI), 60% de la Banque tuniso-koweitienne(BTK), 9,7% de la Banque nationale
de développement agricole du Mali (BNDA) et 4,9% du marocain Banque centrale
populaire (BCP). Nombre de filiales africaines de BPCE traversent une période
difficile. BTK a essuyé une perte de - 82,5 millions de dinars en 2016. La
Bicec se démène pour compenser la perte de plus de 50 milliards de francs CFA
issue de détournements frauduleux découverts en février 2016. La conjoncture
macroéconomique délicate au Congo-Brazzaville affecte BCI. «Seule la BMOI se
porte bien !», précise une source interne au groupe.
Source : @237online
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