L'escroquerie sentimentale mieux prise en compte :mariages gris

Les mariages gris sont devenus l’un des cas les plus répandus d’unions frauduleuses en France. Contrairement aux mariages blancs, l’un des deux conjoints trompe l’autre sur ses sentiments afin d’obtenir la nationalité française. Le phénomène est certes difficile à chiffrer. Mais, en 2009, Eric Besson, alors ministre de l’Immigration, avait estimé « en milliers » le nombre de ces « escroqueries sentimentales à but migratoire ». 


Et tout indique que le mouvement continue de s’amplifier. Suffisamment en tout cas pour que l’Association nationale des victimes de l’insécurité se soit recentrée sur ce problème. Lancé il y a quelques jours, le site Internet de la structure (Mariagegris.fr) a accueilli 3000 visiteurs en moins de quarante-huit heures. Des réseaux sur le Net se sont même constitués allant jusqu’à livrer le mode d’emploi pour piéger les victimes*. 

La région parisienne particulièrement touchée 

« Aujourd’hui, la parole se libère, chaque cas appelle d’autres personnes à parler… » estime le député Etienne Mourrut (UMP), organisateur d’un colloque sur le sujet à l’Assemblée. De son côté, Pierre Henry, le directeur général de France Terre d’asile, s’élève contre tout manichéisme. « C’est un thème introduit dans le débat public pour jeter un peu plus de suspicion sur les étrangers. Comment apprécier les sentiments véritables d’une personne. D’ailleurs, un nombre conséquent de procès civils (NDLR : environ un tiers) ne donne pas lieu à une annulation. » 

A l’origine des mariages gris : l’espoir d’une vie meilleure en France — mais aussi en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Suisse — de la part de ressortissants d’Europe de l’Est, du Maghreb et d’Afrique de l’Ouest. La région parisienne est particulièrement touchée. « Nos enquêtes ont montré qu’environ un quart des mariages célébrés entre un Français et un étranger en situation irrégulière étaient de complaisance, beaucoup de femmes se retrouvant seules une fois que leur conjoint a obtenu son titre de séjour », note Jean-Christophe Lagarde, maire (NC) de Drancy, en Seine-Saint-Denis. Les victimes saisissent de plus en plus souvent les tribunaux et la loi de juin 2011 vient de leur donner de nouvelles armes. 
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