Un document non signé et non daté, attribué à l’Eglise catholique qui se trouve à Yaoundé, est parvenu à notre rédaction.
Intitulé « L’archidiocèse de Yaoundé s’inquiète et s’interroge », ce texte, long de 20 lignes, prend position sur l’affaire du bébé volé de Vanessa Tchatchou. Joint au téléphone, un abbé, proche de l’archidiocèse de Yaoundé, confirme qu’il s’agit effectivement de la position de l’archidiocèse, exprimée sous la plume de l’archevêque Victor Tonyè Bakot. « Il est dans son rôle. Les faits se sont déroulés dans sa circonscription et sa position était attendue. C’est la doctrine sociale de l’Eglise », soutient notre source.
Dans son communiqué, l’archevêque affirme que son Eglise suit l’affaire Vanessa Tchatchou avec « une attention soutenue et une préoccupation particulière ». « L’Eglise tient à rappeler, écrit Victor Tonyè Bakot, que la vie humaine est sacrée et ne peut faire l’objet d’aucun trafic de quelque nature que ce soit, de la conception jusqu’à la mort naturelle. » Il demande que toute la lumière soit faite sur cette affaire et précise que « tout le peuple de Dieu et toutes les personnes de bonne volonté voudraient connaître la vérité sur cette affaire qui a déjà trop duré, et ce depuis le 22 août 2011 (Sic) ». La réaction de l’Eglise au sujet de l’affaire du bébé volé de Vanessa Tchatchou, quoique contenant une contre vérité (le bébé de Vanessa Tchatchou est né le 20 août et pas le 22), était attendue depuis plus de six mois. Le silence de Victor Tonyè Bakot a choqué plus d’une personne. Notamment Vincent Sosthène Fouda qui, dans une tribune, rappelait à l’archevêque de Yaoundé ses missions dans le cadre de l’évangile social.
Manifestation
Aujourd’hui, il se dit globalement satisfait que l’archevêque soit sorti de son silence. « La réaction de l`Eglise catholique qui est à Yaoundé, bien que tardive, est à saluer à sa juste valeur. Elle était attendue, souhaitée et espérée, étant donné que l`espérance est du domaine de la foi », réagit-il.
Le porte parole du Rassemblement de la jeunesse camerounaise, Sismondi Barlev Bidjocka, quant à lui, salue la prise de position de l’Eglise catholique, mais regrette sa mollesse. « Nous regrettons une réaction molle et tardive. Au moment où le Rassemblement de la jeunesse Camerounaise prépare un baroud d`honneur pour Vanessa, avec cette fois la coalisation de toutes les forces impliquées depuis le départ, nous espérons que l`Eglise catholique se joindra à la manifestation dont le but reste et demeure la restitution du bébé de Vanessa. »
Vanessa Tchatchou dont le bébé a été volé peu après sa naissance, le 20 août 2011, dans la couveuse de l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Ngousso, y fait toujours le siège, en attendant que son enfant lui soit restitué.
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