Manœuvres - cimenterie Dangoté: Reddition ou corruption des chefs Sawa?


Alors que le projet de cimenterie en était aux récriminations formulées par Aliko Dangoté, du nom du promoteur nigérian de celui-ci pour tracasseries administratives, elles-mêmes fondées en les revendications de la communauté Sawa, l`affaire récemment vient de connaître des développements pour le moins suspects. 

Avec la rebuffade de l`administration restaurant l`homme d`affaires nigérian dans ses prétentions, à savoir la confirmation du site querellé pour abriter ladite cimenterie, de nombreuses interrogations fusent. Interrogations légitimées par la rencontre qu`eurent à ce propos les représentants de la communauté Sawa avec les autorités compétentes de la république. Si rien n`aura transparu au terme de cette rencontre, on est tout de même curieux de savoir, après enquête auprès de certains membres du collège qui se déporta à Yaoundé dans le Cadre de cette affaire, que l`investisseur nigérian en soit à relancer le chantier préalablement suspendu et pour lequel il avait été formellement saisi aux fins de sa délocalisation pour cause d`utilité publique. Bien plus, la communauté Sawa qui lui opposa préalablement un refus sine die, lui proposa en son temps d`autres sites plausibles pour l`implantation de sa cimenterie en se fondant sur ce que celui initialement choisi par l`investisseur nigérian était lourd de symboles, notamment dans l`optique de la célébration de la fête annuelle du Ngondo. Raison valable à plus d`un titre qui très certainement justifia en son temps la suspension des travaux de réalisation de cette cimenterie, suspension elle-même entérinée par une décision prise à cet effet par le délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Douala, agissant en lieu et place de l`administration compétente en la matière. Décision qui, bien évidemment ne recueillit pas l`assentiment de l`investisseur nigérian qui évoqua entre autres raisons, la nécessité d`une implantation aux confins du Port de Douala. 

Aussi peut-on comprendre qu`il n`accéda guère aux propositions de changement de site d`implantation de son usine et s`arc-bouta au site initial pourtant querellé. Que dans la foulée, cet investisseur, scrutant le paysage socioculturel national et en vienne à conclure qu`il puisse accéder à ses prétentions en instrumentalisant une partie des représentants de la communauté Sawa, entendue comme l`empêcheur de tourner en rond, traduit simplement la propension présumée de ces derniers à céder à l`appel de la corruption. Et c`est le lieu de le croire effectivement, tant il est vrai que les enquêtes effectuées par notre rédaction à ce propos, laissent effectivement supposer une reddition intéressée d`un des représentants de cette communauté qui ne put succomber à l`alléchante offre du multimilliardaire nigérian qui n`hésita pas à lui faire miroiter l`octroi de 100 millions de FCFA, s`il réussissait à entériner le maintien de la réalisation de la cimenterie en le site initial. Une offre qui, aux dires de notre source aura recueilli l`aval et l`acceptation dudit représentant qui savait glaner au passage 50 millions de FCFA pour lui-même et gérer les 50 autres millions de F Cfa au désintéressement de ses notables. Et même si en l`absence de preuves probantes d`une telle corruption, il est difficile de jeter l`opprobre sur quelque représentant de cette communauté, il n`en demeure pas moins vrai qu`il subsiste de réelles appréhensions quant à l`insistance de l`investisseur nigérian à disposer d`un site donnant sur la mer. Appréhensions inhérentes, il faut le dire, aux rapports plutôt mi-figue mi-raisin qu`entretiennent le Nigeria voisin et notre pays et ce, en dépit des accords de Greentree. 

Relents de corruption 

Fort de ce qui précède, il y a lieu de croire que l`affaire relative à la cimenterie Dangoté est loin d`avoir livré toutes ses péripéties. Une assertion d`autant plus plausible que pèsent sur l`un des représentants de ladite communauté de forts relents de corruption. Mais comme en le cas d`espèce, il n`a pas encore pu enrôler dans la mouvance le plus irréductible des représentants de cette communauté, en l`occurrence, le Prince René Douala Manga Bell, on peut valablement croire que cette affaire connaisse de nouveaux développements. Développements qu`on pourrait dès lors lier, non plus à l`insistance de l`investisseur nigérian mais bien plus aux appréhensions sécuritaires inhérentes à l`implantation de son usine dans un site donnant accès à la mer. Une réalité qui, loin de lui concéder l`opportunité de bénéficier de quelque sursis ou ce qui en tiendrait lieu, pourrait au contraire faire assimiler son insistance à un jeu mesquin visant à lui octroyer quelque brèche pour disposer à défaut d`une base arrière, du moins un accès pour de plausibles réseaux de contrebande, étant donné, qu`en dehors de la cimenterie, le groupe éponyme dont il est le président se meut dans d`autres secteurs et notamment celui des produits de grande consommation à l`instar du sucre, pour ne pas le citer. Aussi peut-on comprendre que certaines élites Sawa en soient à décrier l`enrôlement pernicieux présumé d`un de leurs représentants, même si pour ce faire elles ne disposent pas encore de preuve irréfutable incriminant celui-ci. 
Lu sur Camerounlink


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