En accusant réception de votre lettre dont l’objet et la référence sont relevés ci-dessus, j’ai l’honneur de venir vous dire, avec regret, que c’est bien vous qui devez vous amender et présenter les excuses sur tout ce que vous avez écrit...
À Monsieur le Gouverneur de la Région de l’Ouest
S/C de Monsieur le Préfet du Département du Noun, Foumban
Monsieur le Gouverneur,
En accusant réception de votre lettre dont l’objet et la référence sont relevés ci-dessus,
J’ai l’honneur de venir vous dire, avec regret, que c’est bien vous qui devez vous amender et présenter les excuses sur tout ce que vous avez écrit.
En effet, il y a une succession de méprises qui ne sont pas dignes du haut représentant de l’État que vous êtes. Il en est ainsi quand vous écrivez :
« …Vous avez privilégié des considérations partisanes au grand mépris de votre statut de représentant officiel de la Commune… »,
« …Vous avez sombré dans un militantisme servile et dans l’exclusion…»
Pour ainsi conclure :
« ...Ma vive désapprobation pour votre attitude répréhensible lors de la célébration sus-évoquée en vous exhortant à vous amender sans délai ».
La légèreté dans la perception des problèmes de l’État, le refus de chercher à aller au fond des questions conduisent à de telles affirmations qui sont des insultes inadmissibles contre les élus et plus encore contre la personnalité que je suis. Et c’est exactement ce que la Constitution de la République du Cameroun ne veut pas.
Dans son article 1er al 2, elle dispose :
« La République du Cameroun est un État unitaire, décentralisé ».
Il y a des institutions au niveau national et des institutions au niveau des collectivités locales décentralisées, et, il est question de complémentarité et non de hiérarchie et de subordination. La distribution du pouvoir vise l’harmonie dans la gestion de la chose publique. Il n’est pas question de faire des observations aboutissant à des « injonctions ».
À l’article 55 al 2 :
« …Les Collectivités Territoriales Décentralisées sont des personnes morales de droit public. Elles jouissent de l’autonomie administrative et financière, pour la gestion des intérêts régionaux et locaux. Elles s’administrent librement par des conseils élus et dans les conditions fixées par la loi…Les Conseils des Collectivités Territoriales Décentralisées ont pour mission de promouvoir le développement économique, social, sanitaire, éducatif, culturel et sportif de ces collectivités…»
Et quand vous écrivez encore :
« …Appelé à assumer des missions d’intérêt général à vous confié par l’État qui a primauté sur tout autre groupe d’intérêt… »
Il y a une ignorance ou une mauvaise lecture de la Constitution, car, dans le fond, les missions données par la Constitution aux entités étatiques décentralisées sont claires. Participer à un défilé n’est pas une mission d’intérêt général et les formations politiques ne sauraient être qualifiées de « groupes d’intérêts », puisqu’elles ont aussi une mission constitutionnelle.
Article 3 : «…Les partis et formations politiques concourent à l’expression du suffrage… »
Aussi est-ce l’occasion pour moi de revenir sur ce qui a toujours meublé nos préoccupations pour les fondements éthiques de la vie et des activités aussi bien des personnes que des institutions tant publiques que privées.
Je ne sais pas sur quoi vous vous basez pour parler de « boycott » et dire :
« …Vous avez cru devoir adhérer au mot d’ordre de boycott lancé par certaines formations politiques de l’opposition… ».
On les connaît ces formations politiques et, parmi elles, l’Union Démocratique du Cameroun, UDC dont je suis le Président National.
Sur la place publique, prenant leur responsabilité démocratique et républicaine, ces formations politiques ont rendu publique une Déclaration : La DECLARATION DE FOUMBAN où le terme « boycott » n’apparaît nulle part. En lisant la résolution N°4 de cette Déclaration, on comprend bien que vous choisissez le terme « boycott » parce que vous vous situez dans la logique où vous basez votre autorité sur la force, oubliant ainsi toutes les autres résolutions qui précèdent et que vous vous devez de lire.
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