976 millions de Fcfa. C’est le montant que l’Agence française de développement (Afd) a décidé de mettre à la disposition de l’Agence de crédit pour l’entreprise privée au Cameroun (Acep Cameroun).
La convention y afférente a été paraphée hier à Yaoundé, entre le directeur de l’Afd, Giles Chausse, et le directeur général d’Acep Cameroun, Jean Roger Zombo, sous le regard du ministre en charge des Pme, Laurent Serge Etoundi Ngoa, et de l’ambassadeur de France au Cameroun, Bruno Gain.
Cette cagnotte comporte, a-t-on appris, une subvention de 320 millions de Fcfa devant permettre, entre autres choses, la rémunération d’une assistance technique ayant pour but d’adapter les produits financiers d’Acep Cameroun aux contraintes des zones rurales, dans la perspective du lancement des activités de cette institution de microfinance dans ces lieux reculés. Les 656 millions de Fcfa restants, quant à eux, sont un prêt à taux préférentiel que l’Afd octroie à Acep Cameroun, afin d’accorder des crédits à ses clients des zones rurales.
Un appui financier qui va certainement booster les capacités de financement de cet ancien projet du ministère du développement industriel et commercial de l’époque, qui a été privatisé en septembre 2005, avec l’entrée dans le capital de la Bicec (27%), d’un fonds d’investissement français dénommé Investisseurs et partenaires (20%) et de la société Acep international (13%). A côté de ces 60% des parts détenues par des partenaires étrangers, la géographie du capital d’Acep Cameroun met en évidenceles participations camerounaises, avec notamment la Société nationale des investissements (15%), la Chambre de Commerce (10%), des privés nationaux (11%) et les employés de cette institution de microfinance (4%).
Depuis sa cession aux privés en 2005, Acep Cameroun, souligne son Dg, a accordé plus de 45.000 crédits pour un montant de 75,3 milliards de Fcfa, avec une moyenne mensuelle de 2 milliards de Fcfa distribués aux très petits entrepreneurs tels que les vendeurs de beignets, les cordonniers, les bayam selam… Cette performance représente une hausse des capacités de financement et du volume d’activité de près de 700%, puisqu’avant sa privation, cette structure n’avait pu accorder que 12.500 crédits pour un montant total de 11,9 milliards de Fcfa. Ceci entre 1999 et 2005.
Cette croissance des activités d’Acep Cameroun tient certainement, confie Jean Roger Zombo, de la souplesse des mécanismes d’octroie des crédits pratiqués par cette institution de microfinance, mais surtout du taux d’intérêt pratiqué : 1,5% Ttc. L’évolution à la hausse des interventions d’Acep Cameroun, qui compte aujourd’hui 11 agences et 186 employés qui sont à la disposition de 20.000 clients qui étaient jusqu’ici concentrés dans les zones urbaines, a également fait le bonheur de l’Etat, dont les caisses ont reçu 3,6 milliards de Fcfa au titre de divers impôts et taxes. Aussi, le ministre Etoundi Ngoa pense-t-il que «dans le secteur de la microfinance au Cameroun, Acep Cameroun est un exemple à suivre».
Source:Camerounlink

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