Retour sur les 40 ans de l’unité nationale: Ahmadou Ahidjo ressuscité dans le Sud


Disparue des espaces publics depuis l`avènement de la seconde République en 1982, la photo de l`ancien Président de la République du Cameroun a été exposée au village virtuel d`Ebolowa dressé dans le cadre des activités de la 40ème édition de la commémoration de la réunification du Cameroun.

Le pôle d`attraction qui a le plus mobilisé la foule tous âges et origines ethniques confondus c`est sans ambages cette exposition photographique placée net en face de ce qui tenait lieu d`entrée principale de ce village de fortune créé au Stade Municipal d`Ebolowa. Cette exposition intitulée «Hommage à ces grands artisans de la Réunification», avait en première ligne la photo d`Ahmadou Babatoura Ahidjo, ancien Président de la République du Cameroun. En dehors du vocable Babatoura qui a ému le public, la foule a également été marquée par le récit accompagnant cette belle photo en couleur: «Pour être sûr que c`était un visionnaire. C`est ainsi que sans relâche, il œuvre pour la Réunification qui pour lui, à vrai dire, n`était qu`un tremplin pour l`Unité dont nous commémorons aujourd`hui le 40ème anniversaire». Enfin un grand hommage du Sud pour le bâtisseur incontestable de la Nation Camerounaise! La présence d`autres acteurs de l`indépendance et de la Réunification du Cameroun sur ce Tableau en l`occurrence John Ngu Foncha, Salomon Tandeng Muna, Ndeh Ntumazah, Arouna Njoya, Emmanuel Edeley, Charles Assale, Augustin Ngom Jua en disait long tout comme l`absence de Paul Biya, chef de l`Etat actuel. Les auteurs de l`hymne national René Jam Afane et Samuel Minkyo Bamba étaient en bonne place sur ce tableau. 


Unité factice 

Ce village virtuel bâti sur une aire de près de 200m2 a rassemblé quatre composantes socioculturelles représentant toute la Nation camerounaise loties chacune dans une cabane. Il s`agit des Soudano-Sahéliens du Grand Nord, des Grassfield des montagnes, des Sawa de la côte et des peuples Fang-Béti-Bulu de la zone forestière. Cet ensemble, le temps d`une soirée qui s`est étalée de 18h à 22h, a cohabité en communion unitaire en dépit de leurs traits culturels différents. Mais les échanges interculturels qui ont marqué ces moments ont fait naître le sentiment d`un peuple unifié à travers les danses patrimoniales et la diversité gastronomique présentées, les populations habitant le Sud ont réalisé en puissance l`intérêt de l`intégration nationale tant chantée mais difficilement mise en œuvre par les politiques du pays. Les échanges intergénérationnels qui ont constitué l`une des armatures de cette plateforme ont permis aux jeunes d`avoir des réponses sur des questions comme les rituels de la naissance et de la succession chez les peuples Fang-Béti-Bulu, celui du mariage à l`Ouest, le sens des danses funéraires au Nord-ouest, l’initiation au Nord ou la purification et la connexion avec les ancêtres chez les Sawa. 



Au demeurant, a précisé le Dr Jacqueline Nkonyock, maître d`œuvre de cette organisation: «Le rappel de notre culture n`insinue pas pour les jeunes de retourner à la tradition mais d`y recourir pour mieux avancer en connaissance de cause». Ce que les jeunes ont bien compris à travers ce qui a semblé comme un consensus à l`issue de la soirée à savoir une nécessaire cohabitation des jeunes avec les vieux pour construire l`Unité et l`intégration nationales qui demeurent un projet et une quête permanente. 
Source:Camerounlink

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