Au cours d’un point de presse qu’il a donné hier, le Pr Kalé, l’un des conseils de l’ex Minatd, dénonce également la tentative de destabilisation du Sdf ourdie par le pouvoir. A deux jours de la deuxième audience de l’affaire de l’avion présidentiel qui met notamment en cause Marafa Hamidou Yaya et Yves Michel Fotso, le Pr Kalé, l’avocat affecté par le Social Democratic Front (Sdf) pour défendre l’ex Minatd a donné un point de presse à Buéa.
Au cours de l’échange avec la presse, il a dénoncé le temps extrêmement
court accordé à la défense pour préparer un dossier pour lequel l’accusation a
pris plusieurs mois.
Ndiva Kofele-Kalé a ainsi réclamé « l’égalité des armes
entre les parties » dans ce procès. A en croire ce dernier, c’est au cours de
l’audience du lundi 16 juillet dernier que l’acte d’accusation a été lu aux
accusés Marafa Hamidou Yaya et Yves Michel Fotso. Pourtant, ce n’est que le
jeudi 19 juillet que le dossier incomplet de l’affaire a été livré aux
prévenus. « Informés au tribunal le lundi 16 juillet [2012] que leur procès
débutera le mardi, 24 juillet et que le procès verbal de l’enquête préliminaire
était prêt. Des copies leur seront communiquées. Les prévenus ont, à
contrecœur, accepté de préparer leur défense dans ce court délai », déplore
l’avocat.
Février 2008
Dans ce contexte, « il serait donc extrêmement difficile
pour les prévenus de préparer une défense efficace sans accès à tout le
dossier. (…) Les affaires portant sur les crimes économiques se basent sur les
preuves documentaires. Des preuves écrites doivent être présentées pour
démontrer la traçabilité des fonds détournés du trésor public au (x) compte(s)
privé(s) des accusés », explique Ndiva Kofele-Kalé. Bien plus, la défense n’aeu
que 7 jours pour examiner un dossier qui a été constitué en plusieurs mois par
l’accusation.
L’avocat de Marafa précise du reste qu’ « ils (Marafa et Y M
Fotso) ne se plaignent pas parce qu’ils ont peur de faire la prison, mais,
parce qu’ils sont obligés d’assurer leur défense dans un contexte qui est très
loin d’être équitable ».
© Mutations : Blaise Djouokep, à Buéa
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A en croire l’avocat, c’est au cours des audiences qui
s’ouvrent demain que sera dévoilé le contenu de la cinquième lettre de Marafa
que réclame à cor et à cri le public. Pourtant, à en croire l’avocat du Sdf, la
prochaine audience est redoutée par le gouvernement qui multiplie des
stratagèmes pour diviser le Sdf, parti qui apporte son soutien à l’ex Minatd. La
preuve, M.Kalé explique que bien que la date du 24 juillet prochain avait déjà
été arrêtée par le tribunal de grande instance du Mfoundi pour l’affaire de
l’avion présidentiel dans lequel des avocats du Sdf défendent Marafa, le
tribunal de première instance (Tpi) centre administratif a arrêté la même date
pour le procès dans lequel le Sdf avait porté plainte à M. Marafa après les
émeutes de février 2008.
Le Sdf accusait dans ladite plainte le Minatd d’alors
d’avoir travesti la vérité sur les émeutes de février. Aujourd’hui, le parti a
changé de fusil d’épaule et affirme être blindé contre les manœuvres du pouvoir
: « C’est une tentative de déstabiliser le Sdf, de diviser le parti parce que
le pouvoir sait que nous défendons Marafa. Mais, cela ne peut pas nous
embarrasser. Nous continuerons à apporter tout notre soutien à Marafa Hamidou
Yaya », précise le Pr Ndiva Kofele-Kalé qui sera, comme de bien entendu, aux
cotés de Marafa et de Y M Fotso à l’audience de demain.
© Mutations : Blaise Djouokep, à Buéa

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