La réconciliation ivoirienne est-elle un vain mot ou un voeu pieux ? De nombreuses sources, relayées par la Ligue ivoirienne des droits de l’Homme (Lidho), accusent les FRCI d'avoir participé à l'attaque contre un camp de déplacés près de Duékoué, le 27 juillet. Bilan : au moins sept morts, selon l'ONU, une dizaine, selon l'ONG.
Le massacre s’explique par des représailles après la mort de
quatre personnes dans un quartier malinké (ou dioula, ethnie originaire du
Nord) de Duékoué. Le gouvernement et l’Onuci, dont les militaires ont dit avoir
été débordés par la foule des assaillants, se rejettent la responsabilité du
drame. Mais la Ligue ivoirienne des droits de l’Homme (Lidho) semble pencher
vers la thèse de l’implication de militaires des Forces républicaines de Côte
d’Ivoire (FRCI), donc du gouvernement.
"Éléments identifiés"
L’attaque a été menée par « des assaillants composés de
jeunes Malinkés, avec le soutien des chasseurs traditionnels appelés
"dozos" et d’éléments identifiés comme membres des FRCI », indique un
communiqué de l’organisation écrit par son président, René Legré Hokou. La
Lidho « est profondément indignée par la passivité coupable tant des soldats
onusiens que des forces de sécurité ivoiriennes qui ont abandonné des populations
civiles entre les mains des assaillants », poursuit le document, qui qualifie
les faits de « barbarie ».
Selon la Lidho, l’attaque s’est en effet soldée par « au
moins une dizaine de morts dont un homme brûlé vif, des dizaines de blessés,
des personnes enlevées et plusieurs personnes réfugiées dans les forêts ». Des
déplacés et d’autres sources locales interrogées par l`AFP ont confirmé que des
FRCI ont pris part à l’assaut. L’ONG « interpelle » le président Alassane
Ouattara et le chef de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci),
Bert Koenders, sur « leur responsabilité de protection et de secours
humanitaires ».
Source : Jeuneafrique.com

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