« Mme le conseiller technique marie son enfant samedi, elle n’est pas là », nous indique un cadre à la cellule de communication (Celcom). « Revenez lundi à partir de 10h je vais vous y conduire », poursuit notre interlocuteur. »Nous sommes rentrés vers 3 h du matin, le ministre, le Dag sont encore à Garoua, je ne peux rien faire pour vous », indigné, conclut cet homme, le regard plongé dans les pages du quotidien gouvernemental « Cameroon tribune ».
L’indisponibilité des responsables et la centralisation de l’information mettent à mal le fonctionnement de ce ministère.
Impossible pour nous d’obtenir des données sur l’état d’avancement de la construction de l’hôtel de la Réunification de Buéa à l’occasion du cinquantenaire. Au 1er étage, à la Direction des infrastructures touristiques (Dit), en l’absence du maître de céans, les deux secrétaires nous renvoient vers le Conseiller technique N°2 qui, dit-on, est chargé du dossier. Contre toute attente, même la Celcom n’est pas capable de parler avec aisance de ce dossier.
Elle est donc absente jeudi et vendredi, allons-nous constater plus tard, paralysant ainsi, l’accès à l’information. Comme elle, beaucoup de cadres et pièces maîtresses de ce ministère sont soit en mission, soit permissionnaires, tandis que le ministre d’État, ministre du Tourisme et des Loisirs (Mintoul) Bello Bouba Maigari lui aussi, se trouve à Garoua depuis le début de la semaine pour un séminaire avec les maires, pour la création des offices intercommunaux. Pendant ce temps, l’administration centrale tourne au ralenti au nez et à la barbe du secrétaire général qui lui n’a pas le temps de parcourir les centaines de bureaux de cet immeuble dit rose à 3 niveaux.
C’est dire que l’usager qui rechercherait cette information sur l’implication du Mintoul dans l’organisation du cinquantenaire de la Réunification du Cameroun devra attendre lundi, espérant obtenir ces données et d’autres. Une illustration de l’administration camerounaise qui, malgré les slogans, les projets et programmes de viabilisation des circuits administratifs ne s’améliore pas. « Vous-même, vous ignorez l’administration ? » nous rétorque ce cadre de la cellule de communication face à notre indignation, comme pour corroborer le viel adage « les habitudes ont la peau dure ».
Une image routinière somme toute pas surprenante pour plus d’un Camerounais. Lenteur administrative, absence des responsables jusqu’aux cadres de conception, la situation d’une administration camerounaise qui a mal à son système n’est pas loin de quitter les esprits. Malgré l’institution des feuilles de route, tout porte à croire que le changement n’est pas pour demain.
D’ailleurs, comme l’a annoncé le quotidien de la Route de l’aéroport à Yaoundé, « Cameroon tribune » en début de semaine dernière, tout est fin prêt pour ce qui est des feuilles de route. Transmises à la présidence de la République en dernier ressort, les sanctions sont attendues du chef de l’État qui lui, est en « court séjour privé » en Europe depuis des semaines déjà. Une évaluation des départements ministériels qui n’a pas tenu compte des activités politiques, mais bien plus, des projets vraisemblablement en rapport avec le programme des « Grandes réalisations », pilier du septennat de Paul Biya qui a débuté depuis 2011.
Camer.be

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