Les responsables des journaux La Une et Ezombolo ont décidé mercredi, au cours d’une conférence de presse conjointe à Libreville, de braver l’interdiction de paraître qui pèsent sur leurs titres, en publiant dès la semaine prochaine de nouveaux numéros.
« La décision du Conseil national de la communication (CNC) ne nous concerne pas. C’est pourquoi, avant d’aller en vacances, nous allons fabriquer nos journaux et les publier la semaine prochaine », a annoncé Jean de Dieu Ndoutoume Eyi, directeur de publication du journal satirique Ezombolo.
Les responsables de presse expliquent que ces numéros seront distribués gratuitement et comporteront des révélations accablantes contre le pouvoir en place.
Non respect des institutions
Si ces titres paraissent, malgré l’interdiction du CNC qui les oblige à passer six mois sous silence, les responsables de ces organes de presse risquent de lourdes amendes, pour insubordination et trouble à l’ordre public. Leurs journaux ont été suspendus vendredi pour « non respect des institutions de la République ».
L’organe de régulation des médias reproche notamment à l’Ezombolo d’avoir qualifié le président gabonais Ali Bongo de "bibendum national", ou d’avoir lancé "un appel à l’insurrection" dans l’armée. Le journal La Une est accusé d’avoir "qualifié de chiffe molle" le gabonais Jean Ping, ancien président de la Commission de l’Union africaine (UA).
« Cette suspension est la suspension de trop. Elle survient de façon arbitraire alors que, sans être inquiétée, à chacune de ses parutions, la presse pro-présidentielle [...] traîne dans la boue toute forme de contestation », a pour sa part réagi dans un communiqué "Ça suffit comme ça", un mouvement de la société civile.(afrik.com)

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