Le nouveau président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, consacre son premier voyage officiel à l'Afrique, avec une étape mardi à Abidjan, pour évoquer avec le président Alassane Ouattara la situation en Afrique de l'Ouest et la réconciliation en Côte d'Ivoire.
"J'ai choisi l'Afrique pour ma première visite
officielle en tant que président de la Banque mondiale, reconnaissant ainsi la
priorité donnée par les gouvernements du continent à une croissance plus rapide
et à une diminution de la pauvreté", a expliqué Jim Yong Kim, dans un
communiqué de l'institution.
"Dans le passé, l'Afrique se définissait souvent par
ses problèmes, mais aujourd'hui, qu'il s'agisse de l'autonomisation des femmes,
de la création d'emplois pour les jeunes ou du lancement de nouvelles entreprises,
les meilleures idées et solutions en matière de développement proviennent de
plus en plus souvent d'Afrique", a-t-il ajouté.
Jim Yong Kim, un
médecin et anthropologue américano-coréen de 52 ans, a pris ses fonctions début
juillet, succédant à Robert Zoellick. Il rencontrera mardi soir Alassane
Ouattara au cours d'un entretien suivi d'un dîner.
Choisi par le
président Barack Obama, M. Kim avait été nommé à la tête de la Banque mondiale,
une multinationale du développement basée à Washington et qui compte 187
Etats-membres, après avoir affronté la concurrence inédite de la ministre des
Finances nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, qui réclamait un processus de sélection
"plus transparent".
Selon une règle non
écrite, les Américains désignent un des leurs à la tête de la Banque mondiale,
tandis que la direction du Fonds monétaire international (FMI) est réservée à
un Européen.Jim Yong Kim vient à Abidjan découvrir le point de vue de M.
Ouattara, qui est actuellement président de la Communauté économique des Etats
de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) "sur les crises dans la sous-région et
sur la manière dont la Banque Mondiale pourrait mieux appuyer les efforts de
sortie de ces crises", selon un communiqué de la BM.
Il va également
"s'enquérir des progrès sur la question de la sécurité et de la
réconciliation" en Côte d'Ivoire, où les investissements du Groupe de la
Banque mondiale dans les programmes de développement se montent à environ un
milliard de dollars.
Jim Yong Kim doit
visiter un centre de formation destiné aux jeunes, parmi lesquels des anciens
combattants, un parc industriel pour petites et moyennes entreprises
agro-industrielles et rencontrer des associations de femmes.
"Les efforts de
paix et de réconciliation entrepris par la Côte d'Ivoire sont des éléments
importants pour jeter les bases d'un développement durable sur le territoire
ivoirien et dans les pays voisins. J'espère en apprendre davantage sur la
manière dont la Banque peut aider plus efficacement les
États fragiles et les pays sortant d'un conflit à assurer
leur transition vers la stabilité et le développement", a souligné Jim
Yong Kim.
La Côte d'Ivoire
reste marquée par la grave crise politico-militaire de 2010-2011 qui a fait
quelque 3.000 morts, épilogue d'une décennie de tourmente qui a abîmé la
première économie d'Afrique de l'Ouest francophone.
Mais sur le plan financier, le pays a vu ses perspectives se
dégager grâce à un allègement de sa dette extérieure. La Banque mondiale et le
Fonds monétaire international ont ainsi approuvé fin juin un allègement de 4,4
milliards de dollars, qualifiée de "véritable bouffée d'oxygène"
propice à la reconstruction par les autorités du pays.
Jim Yong Kim quittera
Abidjan mercredi pour l'Afrique du Sud, où il doit s'entretenir jeudi avec le
président Jacob Zuma.
"L'Afrique du
Sud est une composante majeure de la croissance africaine et une voix
prépondérante du continent africain au G-20 et dans d'autres forums mondiaux.
C'est également un acteur important pour le commerce et l'investissement
", a assuré M. Kim.
Source : afriquinfos

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Chers intervenants,
Vous qui réagissez sur ce site , êtes priés de respecter certaines règles ; pas de propos à caractères : racistes, tribaux, antisémites ,xénophobes et homophobes, provocant à l’encontre des autres
Le non-respect de ces règles conduira à des sanctions ; l’effacement des messages sans avertissement et exclusion définitive du site.