Le logo de Twitter. Le réseau social, dont le siège est à San Francisco, compte plus de 500 millions d'utilisateurs.
L'Union des étudiants juifs de France (UEJF), qui demandait le mois dernier le retrait des messages racistes et antisémites sur Twitter, vient d'assigner en référé le réseau social. L’association réclame du site de microblogging qu’il communique les données d’identification des auteurs afin d’engager des poursuites contre eux.
Après la publication en octobre de nombreux tweets antisémites sous le mot clé #unbonjuif, l'Union des étudiants juifs de France avait difficilement obtenu du réseau qu’il bloque l’accès à une soixantaine de comptes qui affichaient ces messages.
L’association vient d'assigner en référé le site de microblogging et demande à Twitter de lui transmettre les données permettant d'identifier les auteurs. Selon Jonathan Hayoun, qui préside l’UEJF, ces données seront transmises au ministère de la Justice afin d’engager des poursuites.
L’association étudiante estime par ailleurs que la procédure extrêmement lourde permettant d’obtenir le retrait d’un tweet, « n’est pas du tout satisfaisante » et veut contraindre Twitter « à mettre en place un système de signalement efficace ».
De son côté, l’avocate française du réseau social, Me Alexandra Neri, a déclaré que la communication de données personnelles, comme l’adresse IP, qui permet de remonter jusqu'à l’ordinateur d’un utilisateur de Twitter, ne pouvait se faire « en dehors de l'autorisation du juge ». Une audience devant le tribunal de grande instance de Paris a été programmée au 8 janvier prochain.
Source : rfi

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Chers intervenants,
Vous qui réagissez sur ce site , êtes priés de respecter certaines règles ; pas de propos à caractères : racistes, tribaux, antisémites ,xénophobes et homophobes, provocant à l’encontre des autres
Le non-respect de ces règles conduira à des sanctions ; l’effacement des messages sans avertissement et exclusion définitive du site.