Simple manœuvre politique ou défi à son "créateur", le chef de l’Etat?
Au détour de sa sortie médiatique visant à laver le fils du président de la République de tout soupçon de détournement dans l’opération de titrisation des créances de Camtel, le secrétaire national à la communication du comité central du Rdpc estime que le concerné ne peut prétendre succéder à son père.
Au détour de sa sortie médiatique visant à laver le fils du président de la République de tout soupçon de détournement dans l’opération de titrisation des créances de Camtel, le secrétaire national à la communication du comité central du Rdpc estime que le concerné ne peut prétendre succéder à son père.
La guerre de succession s’annonce âpre. Les discussions à ce sujet sont houleuses sous les lambris dorés. Et l’actuel ministre de l’Enseignement supérieur, thuriféraire parmi les plus thuriféraires, en rajoute une couche. Dans sa dernière attitude éditoriale, le chancelier des ordres académiques signale en effet que le moment venu, le débat pourrait être tumultueux sur la question. Derrière les tournures langagières qu’on lui connaît, Jacques Fame Ndongo dit non à Franck Biya ès qualité de dauphin (présenté comme dauphin de son « illustre père ») par ceux qui auraient monté de toutes pièces la fameuse affaire « Franck Biya et les 100 milliards ». « Les décrypteurs de boules de cristal redoutent sans nul doute la désignation (imaginaire) de M. Franck Biya ès qualité de dauphin (successeur putatif) de son illustre père. En vérité, je vous le dis de manière péremptoire et apodictique : il n’y a pas de dauphin au Cameroun », écrit, sentencieux, le membre du bureau politique du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) dans une tribune parue à Cameroon tribune, édition du mardi, 27 novembre 2012. A le lire, c’est clair que Franck Biya ne peut être le dauphin de son père. Et ce, pour plusieurs raisons dont la plus importante est que le Cameroun n’est pas une monarchie.
Dans ce qu’il présente comme le dévoilement du signifié ultime de « l’infra-texte » politique qu’écrivent « les fossoyeurs du Renouveau national » au sujet des accusations de détournement de 100 milliards Fcfa de la fortune publique par le fils du président, le sémioticien dit voir dans le texte caché de l’association dénonciatrice, la main invisible de ceux qui pensent que Franck Biya est le dauphin de Paul Biya et qui veulent l’en écarter. Or, l’analyse du ‘géno-texte’ du long texte du ministre de l’Enseignement supérieur permet d’affirmer de façon péremptoire que la manœuvre est vaine. Franck Biya n’étant pas le dauphin. Une tentative de disqualification qui pour de nombreux commentateurs, préfigure d’une lutte sans merci, d’un combat aux couteaux que pourraient livrer, en cas de vacance de pouvoir à la magistrature suprême, les fils du président avec ses fils putatifs et ses « créatures ». Et pour cela, Jacques Fame Ndongo annonce les couleurs du sens que pourraient prendre les débats le moment venu. « Le Cameroun n’est pas une monarchie. C’est une République démocratique et libérale
| ||

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Chers intervenants,
Vous qui réagissez sur ce site , êtes priés de respecter certaines règles ; pas de propos à caractères : racistes, tribaux, antisémites ,xénophobes et homophobes, provocant à l’encontre des autres
Le non-respect de ces règles conduira à des sanctions ; l’effacement des messages sans avertissement et exclusion définitive du site.