L'afrique a atteint le cap du milliard d'habitants, elle affiche ainsi le rôle trop souvent oublié qu'elle joue dans la marche de l'humanité.

L'Afrique subsaharienne, et particulièrement l'Afrique de l'Ouest, fait partie des régions qui présente les taux de croissance démographique les plus élevés au monde, avec une caractéristique de population majoritairement jeune, à savoir âgée de moins de 30 ans. 


Rubrique Opinions animée par Béatrice Seupa Ng.


Ainsi, dans un contexte international qui pousse de plus en plus les pays dits du Sud à satisfaire aux objectifs de développement durable afin de mieux contribuer au développement économique, social et environnemental de ces pays, et ce par une limitation des naissances gérée de manière raisonnée, on comprend que la maîtrise de la fécondité passe pour un objectif prioritaire. 

L'objectif devrait être de faire moins d'enfants, mais en meilleure santé, dans de meilleurs condition de vie et en leur permettant d'accéder à un meilleur développement par l'instruction..Avoir des enfants c'est pouvoir soit même veiller à leur accompagne à devenir des adultes dignes de ce nom , 'Les citoyens doivent prendre la responsabilité de leur impact environnemental et décider de manière approprié combien d’enfants ils veulent avoir '  Jonathon Porritt, président de la Commission du développement durable





Faire plusieurs enfants donc on n'a pas un minimum d'assurance quand à leur éducation expose ces deniers à la délinquance , une vie en marge de la société , Les enfants étant des adultes en devenir et donc l'avenir.Ils sont nombreux ces enfants qui faute de moyen ou pour d'autre raisons que nous ne sauront toutes énumérer  ici ne sont pas scolarisés et, dans son Rapport mondial de suivi sur l’éducation pour tous de l'unesco de juin 2012 61 millions d’enfants en âge de fréquenter l’école primaire n’étaient pas scolarisés en 2010..

L'Afrique a atteint  le cap du milliard d'habitants, elle  affiche ainsi le rôle trop souvent oublié qu'elle joue dans la marche de l'humanité. 
Désormais, une naissance sur quatre a lieu sur le continent noir ; un être humain sur sept est africain. Cette proportion, qui n'était que d'un sur dix en 1950, devrait même s'élever à un sur cinq à l'horizon de 2050. Les Africains seront alors 2 milliards.

Population indicateur fécondité
Country NameIndicateur fécondité (naissance(s)/femme)Year of Estimate
Niger72012
Mali62012
Somalie62012
Ouganda62012
Burundi62012
Burkina Faso62012
Zambie62012
Congo62012
Angola62012
Mozambique52012
Éthiopie52012
Nigeria52012
Malawi52012
Bénin52012
République démocratique du Congo52012
Tanzanie52012
Guinée52012
Liberia52012
Sao Tomé-et-Principe52012
Tchad52012
Sierra Leone52012
Guinée équatoriale52012
Rwanda52012
Sénégal52012
Togo52012
République centrafricaine52012
Gabon52012
Madagascar42012
Guinée-Bissao42012
Érythrée42012
Mauritanie42012
Sahara occidental42012
Soudan42012
Ghana42012
Gambie42012
Cameroun42012
Comores42012
Kenya42012
Côte d'Ivoire42012
Zimbabwe42012
Swaziland32012
Égypte32012
Lesotho32012
Algérie32012
Djibouti32012
Botswana22012
Cap-Vert22012
Namibie22012
Afrique du Sud22012
Maroc22012
Libye22012
Tunisie22012
Seychelles22012
Maurice22012



Alors que le modèle de la famille à deux ou trois enfants s'impose dans le reste de l'humanité, le foyer africain à cinq enfants reste la norme moyenne. Un tel dynamisme démographique pourrait favoriser un développement accéléré du continent.Il est au contraire synonyme de pauvreté, de vie écourtée (53 ans en moyenne) et de risque majeur pour les femmes (une sur vingt-deux meurt en couche au sud du Sahara). Certes, les tendances longues contredisent le cliché d'un continent inerte, définitivement enfoncé dans ses traditions, qui font d'une famille nombreuse la seule assurance possible pour les vieux jours.

Si la baisse de la natalité n'est sûrement pas une condition suffisante du développement, elle apparaît, partout dans le monde, comme une tendance concomitante au décollage économique. Cette vérité d'évidence est loin d'être partagée par les décideurs africains, qui regardent pourtant avec envie l'évolution de la Chine. La procréation et la famille demeurent des sujets tabous dans les sociétés africaines, qu'aucun responsable politique soucieux de popularité n'a intérêt à aborder.
Les bailleurs de fonds occidentaux, eux, plutôt que d'agiter l'épouvantail de l'explosion démographique africaine, vecteur d'émigration et de terrorisme, se montreraient plus convaincants dans leurs défense du contrôle des naissances s'ils rompaient avec leurs égoïsmes et leurs subventions agricoles, pour aider massivement les paysans africains à nourrir tous les enfants du continent.

Scolarisation : Tout porte à croire que la baisse de la fécondité continuera d'être plus lente en Afrique qu'ailleurs. La polygamie, clé de voûte de la structure familiale, favorise la multiplication des naissances. Mais cette inertie n'est pas à mettre au seul débit des populations. L'un des principaux vecteurs de ce changement est la scolarisation, singulièrement celle des filles, qui retarde les grossesses et facilite l'accès à la contraception. Or, pour l'heure, seuls 30 % des jeunes Africains fréquentent un établissement d'enseignement secondaire, soit la moitié de la moyenne mondiale.
"La contraception peut se diffuser à vive allure dans des campagnes africaines peu favorisées socio-économiquement", écrit Emmanuelle Guyavarch, de l'INED, qui, avec Gilles Pison, suit trois villages sénégalais sur une longue durée. Les freins et les échecs, estime-t-elle, "ne tiennent pas tant à une méconnaissance de la contraception (...) ou à un refus qu'à la difficulté d'y accéder."




Enquête à l'appui, les démographes montrent comment, dans un dispensaire rural, le seul remplacement d'un infirmier actif et convaincu par un autre, plus réticent, peut faire dégringoler la pratique de la contraception. Pointant les effets de "services souvent mal organisés et peu efficaces", ils concluent : "Les femmes et les hommes d'Afrique sont, plus qu'on ne l'imagine, prêts au changement."
Si plusieurs pays - Afrique du Sud, Namibie, Kenya, Zimbabwe - mènent une véritable politique de planning familial, la contraception reste souvent perçue en Afrique comme le produit d'une intervention étrangère. "Certains responsables entonnent un discours politiquement correct, favorable à la limitation des naissances, quand ils s'adressent aux bailleurs de fonds internationaux, constate un observateur africain averti. Mais entre Africains, ils n'en pensent pas un mot." Les influences religieuses encouragent aussi ce double langage, qui revient à présenter la contraception comme une arme des pays riches offensant les traditions locales.

L’avortement a probablement un rôle important dans certains pays d’Afrique, tant dans l’explication des différentiels que dans l’explication des changements de fécondité. Les désirs de fécondité devraient également être  pris en compte dans de prochaines analyses, afin d’évaluer les différences dans la demande d’enfants entre les pauvres et les autres et enrichir les interprétations des différentiels et tendance de la fécondité en Afrique sub-saharienne. 

©Wao : Béatrice Seupa Ng.
  • Pauvreté et fécondité en  Afrique sub-saharienne : Bruno SCHOUMAKER Institut de démographie Université catholique de Louvain Louvain-la-Neuve, Belgique 
  • Adjamagbo Agnès, Crise et changements de fécondité et de planification familiale en milieu rural ivoirien, Unité de Recherche Démographique (URD), Lomé, Togo
  • Andro Armelle, «Rapports de genre et contraception : La contraception médicalisée en Afrique de l'Ouest,
  • http://www.indexmundi.com
  • Philippe Bernard : demographie responsable

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