En Côte d'Ivoire, l’information est désormais confirmée : la rentrée solennelle des assises aura lieu le vendredi 26 décembre. Le procès de 83 dignitaires de l'ancien régime accusés d'atteinte à la sûreté de l'Etat, avec parmi eux l'ancienne première dame Simone Gbagbo, pourra donc commencer le même jour.
Il aura donc fallu encore deux mois de préparation aux
personnels judiciaires pour organiser ce procès. Les charges avaient pourtant
été confirmées il y a un an et demi, en juillet 2013. Au palais de justice
d'Abidjan, on manque de tout et rares sont ceux qui maîtrisent l'organisation
d'assises. Des procès qui demandent des moyens importants, qui n'avaient
d’ailleurs pas pu se tenir pendant les dix années de crise, avant une timide
reprise en mai dernier.
Ces crimes d'atteinte à la sûreté de l'Etat ne sont pourtant
pas les plus graves commis pendant les violences post-électorales de 2010-2011,
comme le souligne la Fédération internationale des droits de l'homme dans son
dernier rapport. Dans ce cas, la seule victime, c'est l'Etat. La FIDH regrette
la lenteur des enquêtes concernant les crimes de sang.
Jusqu’à présent, seules deux personnes parmi les inculpés
sont considérées comme favorables à Alassane Ouattara, contre environ 150
proches de Laurent Gbagbo. Des convocations ont bien été envoyées à des
militaires accusés de crimes graves lorsqu'ils combattaient pour l'actuel
président ivoirien, mais aucun ne s'est encore présenté devant les enquêteurs.(rfi)

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