L'émotion a été mondiale après l'attaque contre "Charlie Hebdo" mercredi. Marafa Hamidou Yaya et Lydienne Yen Eyoum, tous deux emprisonnés au Cameroun, ont notamment fait parvenir leurs messages de solidarité à "Jeune Afrique".
Alors que nombre de dirigeants africains ont réagi mercredi
7 et jeudi 8 janvier après l'attaque de la rédaction de l'hebdomadaire Charlie
Hebdo à Paris, les messages de solidarité et de condoléances continuent de se
multiplier.
Depuis sa cellule du secrétariat d'État à la Défense de
Yaoundé, Marafa Hamidou Yaya, ancien secrétaire général de la présidence et
ex-ministre d'État chargé de l'Administration territoriale, a tenu, "à
exprimer [ses] plus sincères condoléances pour la tragédie dont a été victime
[la] profession [de journaliste].
"Les journalistes de Charlie Hebdo, dont j'admirais le
travail depuis toujours, sont tombés dans l'exercice de leur mission, la
défense et l'illustration de la liberté d'expression. Ils se savaient menacés
mais, selon les mots impérissables de Charb, ils preféraient 'mourir debout que
vivre a genoux'", poursuit le détenu camerounais.
Il ajoute : "Leur courage, c'est le vôtre, c'est celui
de votre famille professionnelle. Sans lui, un prisonnier politique tel que moi
ne pourrait faire entendre sa voix. Sans lui, surtout, l'odieux assassinat
d'hier [mercredi 7 juanvier, NDLR] aurait atteint son but, qui était de
detourner la France de ses valeurs et de ses principes par la terreur."
Également en détention au Cameroun, dans la prison centrale
de Kondengui, à Yaoundé, Lydienne Yen Eyoum a également fait part de sa
solidarité. "Je partage la peine et l'indignation suscité par cet acte
barbare", confie l'avocate franco-caemrounaise, condamnée à 25 ans de
prison en septembre 2014. "Je pense à vous tous qui vous battez contre la
tyrannie, pour la liberté", conclut-elle.

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