Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a demandé ce mardi au Conseil de sécurité de le soutenir pour demander le rétablissement des activités de la Minurso au Sahara et le retour de son personnel expulsé par le Maroc le 20 mars. Rabat a déjà déclaré que cette expulsion était irrévocable.
Le dossier du Sahara a-t-il atteint le point de non retour ? Selon l’AFP,
le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a demandé mardi 19 avril que le
Conseil de sécurité « rétablisse et soutienne le rôle » de la mission de l’ONU
au Sahara occidental, dont une partie des effectifs a été expulsée par le Maroc
le 20 mars.
Dans son rapport annuel sur le Sahara soumis le 18 avril au Conseil de
sécurité, Ban Ki-moon a estimé que les expulsions décidées par Rabat pourraient
« être exploitées par des éléments radicaux et terroristes » et ainsi menacer
la stabilité de la région, indique l’AFP. Pour lui, sans un personnel expatrié
civil complet pour assurer la logistique, la Minurso ne peut pas remplir le
mandat que lui a confié le Conseil.
Le Maroc maintient sa décision d’expulsion
Le Maroc a déjà fait savoir, le 24 mars, que le retour des cadres de la
Minurso n’était pas l’ordre du jour. Le gouvernement marocain a estimé que ses
sanctions à l’égard de la Minurso – intervenues suite aux propos de Ban Ki-moon
qualifiant la situation dans la région « d’occupation »- sont « souveraines et
irrévocables » et que l’option de l’autonomie sous souveraineté marocaine pour
le Sahara était le maximum que le Royaume pouvait offrir sur le dossier du
Sahara. Rabat estime que la mission principale de la Minurso est de surveiller
le cessez-le-feu. En revanche, il ne voit aucune utilité à la présence du personnel
civil, vu que l’option du référendum n’est plus à l’ordre du jour.
Le Polisario menace
Le 14 avril, le Polisario a mis en garde l’ONU d’un risque de reprise des
hostilités avec le Maroc si la Minurso ne pouvait pas assumer pleinement son
mandat. Pour lui, le risque d’une rupture du cessez-le-feu va augmenter si la
mission onusienne est obligée de quitter les lieux ou si elle se trouve dans
l’incapacité d’accomplir son travail.
C’est la raison pour laquelle Ban Ki-moon a recommandé de renouveler d’un
an le mandat de la mission, jusqu’au 30 avril 2017, indique l’AFP. Le Conseil
de sécurité doit se prononcer sur ce rapport fin avril.(@jeuneafrique)

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