Le constat émane d`un rapport du Bureau régional des Nations unies pour l`Afrique centrale présenté le 27 juin 2012.
La sécurité de certains pays de la Communauté économique et monétaire de l`Afrique centrale préoccupe le Bureau régional des Nations unies. Son rapport du mois de juin 2012 décrit une situation humanitaire alarmante. A tel point où cela a eu pour conséquence le déplacement de plus de 445 000 personnes devenues refugiées du fait des activités de la l`Armée de résistance du Seigneur (LRA), un groupe terroriste, en République centrafricaine et au Congo. Le rapport en question avance, par ailleurs, le nombre de 341 000 personnes déplacées dans la province Orientale de la République démocratique du Congo (RDC) et 20 400 déplacés et 5 000 réfugiés en République centrafricaine.
Conséquence, une longue période d`instabilité et de conflits armés, la sous-région de l`Afrique Centrale. Celle-ci vit toujours sous la menace et les exactions à répétition de groupes armés encouragés par des frontières entre Etats poreux. Ce qui facilite le trafic des armes et permettent une circulation libre des groupes para militaires «Une insécurité et une instabilité croissantes du fait de l`afflux d`armes sophistiquées et de groupes armés provenant de la Libye», note le rapport. Parmi ces groupes, LRA, à l`origine de plusieurs cas de violation des droits de l`homme.
Ce rapport d`une vingtaine de pages a été commandé par le Conseil de Sécurité de l`ONU préoccupé par la dégradation la situation humanitaire de la zone où sévit cette LRA (République centrafricaine, République démocratique du Congo,
Soudandu Sud et Ouganda). Une zone où les États-Unis ont déployé 100 conseillers militaires pour fournir un appui en matière de logistique, de renseignement, de formation et autre aux armées nationales menant des opérations contre la LRA rappelle le rapport.
Les activités des groupes armés, le flux d`armes illégales et de combattants dans la sous-région, en particulier après la crise libyenne, et les conséquences des agissements d`organisations terroristes comme Boko Haram ont continué de présenter une menace grave contre la paix et à la sécurité dans la sous-région écrit le représentant de M. Ban Ki Moon. Une violence permanente qui n`a pas, toutefois, empêché la tenue d`élections présidentielles et législatives au Congo, législatives au Gabon et locales au Tchad dans un climat «généralement pacifique» note le rapport qui évoque, toutefois, certaines lacunes dues essentiellement aux modalités d`organisation des élections, en particulier les lois électorales et le fonctionnement et la gestion des organismes chargés des élections.
Malgré cette instabilité le taux de croissance économique dans la sous-région a été en moyenne de 5,2 % en 2011 et devrait atteindre 5,8 % en 2012. Certains États, en particulier les pays producteurs de pétrole, ont enregistré des taux croissance supérieurs à 10%. Cette forte croissance économique devrait permettre à ces pays de renforcer les programmes de lutte contre la pauvreté tout en consolidant le développement pour tous sans discrimination ...car, souligne M. Abou Moussa, rédacteur du rapport. Dans plusieurs pays ces taux de croissance élevés, ne se sont pas traduits par une réduction notable de la pauvreté
@camerounlink

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