Malnutrition infantile - Les enfants en détresse dans le septentrion

L’Unicef appelle le gouvernement à prendre des mesures en urgence au risque de voir s’intensifier le phénomène. 
La célébration de la 22ème Journée de l’enfant africain le 16 juin dernier a été une occasion pour le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) d’interpeller le gouvernement sur la situation humanitaire des enfants dans la partie septentrionale du pays.




«[I]La réflexion à laquelle nous interpelle le thème de cette journée ([/I]Droits des enfants handicapés : Devoir de protéger, de respecter, de promouvoir et de réaliser[I]), est plus que jamais d’actualité. Car en ce moment même sévit dans la plupart des pays d’Afrique au sud du Sahara, une crise nutritionnelle sans précèdent et au cours de laquelle les enfants payent le prix le plus fort.[/I][B][I] [/I][/B][I]C`est une crise humanitaire, qui malheureusement n’éveille pas encore toute l’attention requise dans l`opinion. Elle reste une urgence silencieuse malgré les nombreux ravages qu’elle cause[/I]», a déclaré Adam Zakari, représentant adjoint de l’Unicef au Cameroun. 


Selon M. Zakari, le Cameroun, pays sahélien par ses régions septentrionales, ne déroge pas à cette crise, dans la mesure où le déficit pluviométrique enregistré en 2011, avec comme conséquence la faible production agricole, a amplifié les problèmes alimentaires et nutritionnels dans ces régions, notamment la malnutrition. «[I]En effet, plus meurtrière que n`importe quelle maladie infectieuse, la malnutrition est responsable de plus de 1/3 des décès des enfants camerounais. Même quand elle est traitée, elle laisse, chez plusieurs survivants, des séquelles durables sous forme de handicap intellectuel et de vulnérabilité chronique aux maladies. Et constitue par là même, une atteinte certaine aux droits de l`enfant[/I]», a-t-il dit. 

Au Cameroun, 33% des enfants de moins de cinq ans (un enfant sur trois) souffrent de la malnutrition chronique, dont la moitié - soit 14% - sous forme de la malnutrition chronique sévère, selon l’enquête démographique de santé à indicateurs multiples menée par l’Institut national de la statistique (Ins) pour le compte du ministère de la Santé publique (Minsanté) en 2011. L’Extrême-Nord (32%), le Nord (24%) et l’Adamaoua (21%) en sont les plus affectées, rapporte M. Zakari. Soulignant que la malnutrition n’est pas simplement la satisfaction de l’appétit, mais une conséquence d`un apport alimentaire inadéquat, «[I]même si beaucoup d`autres éléments entrent en jeu[/I]». Selon le représentant de l’Unicef, la malnutrition, qui est un problème de santé publique au Cameroun, risque de s’intensifier si des mesures ne sont pas prises de toute urgence. 

«[I]55.000 enfants de moins de 5 ans seront atteints de malnutrition aiguë sévère dans ces 2 régions (Extrême-Nord et Nord) en 2012, et donc exposés à des risques de mortalité importants[/I]», a-t-il ajouté. «[I]S’il est important, au nom de l’équité, de mettre en place des politiques et programmes qui tiennent compte des enfants porteurs de handicap, il n’en demeure pas moins vrai qu’il faille en urgence améliorer le statut nutritionnel global des enfants du Cameroun[/I]», a soutenu Adam Zakari, pour qui «[I]agir contre la malnutrition est à la fois impératif et une première possible victoire par rapport au handicap[/I]». M. Zakari s’exprimait ainsi samedi dernier devant les membres du Parlement et les députés juniors. Lesquels, réunis en assemblée plénière dans le cadre de la Journée de l’enfant africain, ont, au rang de leurs résolutions, plaidé pour la diminution du coût d’achat des appareillages et des prothèses pour les enfants handicapés moteurs, auditifs et visuels.
Source:Camerounlink


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