Cameroun - Affaire du bébé volé - Vanessa Tchatchou absente au tribunal

La procédure de l`enfant disparu en août dernier à Ngousso s`est ouverte jeudi dernier au Tribunal de grande instance du Mfoundi.Il a fallut du temps, sensiblement un an pour que l`affaire du bébé volé de Vanessa Tchatchou soit porté devant un tribunal, celui de grande instance du Mfoundi (TGI) après plusieurs plaintes infructueuses déposées ici et là. 

 



Jeudi 26 juillet dernier, une collégialité de trois juges, présidées par Gilbert Schlick, par ailleurs président du TGI a ouvert le dossier dans une salle d`audience pleine à craquer.
Il était presque 11h lorsque la collégialité du président Schlick s`est pointée. Avant elle, deux jeunes garçons, un homme aux cheveux légèrement grisonnants, et une dame allaitante ont intégré la salle. «Je déclare ouverte l`audience criminelle de ce jour: veuillez vous asseoir», inaugure le président Schlick, avant de prier le greffier audiencier de rappeler l`affaire inscrite au rôle de ce jour. Il y en a deux. Mais, celle qui intéresse le tribunal est relative à «l`enlèvement de mineur».

Les accusés qui viennent d`être débarrassés de leurs menottes intègrent le box des accusés. Leur identité: Panen Cyrano, Gwa Alabi, Martin Zoa, et Charles Abialina. Les deux premiers noms sont déjà connus du grand public. Car, il s`agit de ce couple soupçonné d`avoir perpétré le vol du bébé de Vanessa à l`Hôpital Gynéco-Obstétrique de Ngoussou le 20 août 2011. Après un séjour à la brigade de gendarmerie de Nkolmesseng, ils ont été transférés à la prison centrale de Yaoundé. Mais avant, ils ont été soumis, nuitamment, à la «reconstitution des faits».

Vanessa

Après l`identification des accusés, le Tribunal demande à voir la victime du forfait. Vanessa Tchatchou est absente. «Elle est où?» Questionne le public. Une dame, toute de rouge vêtue, s`extirpe de la foule et avance vers le prétoire. «C`est plutôt la mère qui est là», constate le juge Schlick. Sylvie Juyep, quelque peu interloquée, est orientée par l`avocat de la famille, maître Meli. Contrairement à elle, les autres accusés n`ont pas d`avocats conseils.

Le tribunal ouvre une chaîne de solidarité pour leur en procurer. Spontanément, maître Alice Nkom se prononce pour défendre la mère allaitante, Ngwa Alabi. Le geste inspire ses confrères. Me Mampang se constitue pour Syrano Pamen, Me Mandeng pour Charles Abialina, et Me Mendonboung pour Martin Zoa. Après quoi, l`affaire est renvoyée au 16 août prochain.
© Olivier A. Ndenkop-Camerounlink

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