Le sommet des chefs d'État de la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, Tchad) s'est achevé à Brazzaville, mercredi 25 juillet, par un dénouement attendu. Fortement décrié pour sa gouvernance à la tête de la Commission de l'organisation régionale, le Camerounais Antoine Ntsimi a annoncé qu'il ne se représenterait pas pour un second mandat.
Un Congolais devrait lui succéder.La 11e conférence des chefs d’État de la Communauté
économique et monétaire des État de l’Afrique centrale (Cemac) s’est achevée, mercredi
25 juillet, par l’annonce d’un renouvellement à la tête des institutions
communautaires. Selon le communiqué final lu par le Camerounais Antoine Ntsimi,
président de la Commission de la Cemac, « les chefs d’État ont décidé
d’appliquer le principe de la rotation intégrale avec effet immédiat ». En
clair, Ntsimi est débarqué.
Arrivé en fin de mandat mais s’étant porté candidat à sa
propre succession, il est en effet la principale victime de cette annonce, qui
exclut toute possibilité de renouvellement d’un mandat à la tête d’une des
institutions communautaires. Cette décision était attendue, notamment en raison
des critiques qui ont visé la gestion du président de la Commission et de la
volonté de la République centrafricaine de positionner un de ses ressortissants
à ce poste très convoité.
Esprit de conciliation
Après de six heures de négociation à huis clos, les chefs
d’État ont fini par trouver un accord. Il a fallu en appeler au sens du
compromis et à l’esprit de conciliation du Camerounais Paul Biya et du
Centrafricain François Bozizé, pour que le premier « lâche » son poulain
Ntsimi, et que le second consente à passer son tour dans l’ordre alphabétique.
Car, pour les chefs d’État, il est hors de question pour un pays membre de
présider une institution dont il abrite le siège.
C’est donc tout naturellement que le recours à la troisième
voie a été retenu. Le prochain patron de la commission sera choisi par
Brazzaville. Le ministre congolais du Plan et de l’Aménagement du territoire,
Pierre Moussa, est fortement pressenti pour être l’élu de Denis Sassou Nguesso.
Placé lui aussi sur la sellette, le directeur général de la
Banque de développement des État de l’Afrique centrale (BDEAC), le Gabonais
Michaël Adandé, est cependant passé entre les gouttes. Son mandat entamé en
2010 court jusqu’en 2015.
Lu sur Jeuneafrique.com

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