Le premier des procès de plus de 300 militaires qui s’étaient mutinés entre mars et juin 2011 au Burkina Faso, s'est ouvert, mardi le 27 novembre, à Ouagadougou.Le tribunal militaire de Ouagadougou a entamé, mardi 27 novembre, le procès de cinq des 346 individus arrêtés lors de la vague de mutineries de mars à juin 2011, alors que l'un d'entre eux est en fuite.
Ils sont visés par des chefs d'accusation de pillages, d'association de malfaiteurs, de vol qualifié, ainsi que de détention illégale d'armes et de munitions.
À l'exception d'une quinzaine de civils, les 346 prévenus sont tous des militaires ou d'anciens membres de l'armée (environ les deux tiers en ont été radiés). Ils seront jugés dans une série de procès qui devraient s'aligner jusqu'en 2013 pour se conclure vers la fin du mois de mars, selon une source proche du tribunal.
Crise de grande ampleur
Le régime du président Blaise Compaoré, lui-même au pouvoir depuis un coup d'État commis il y a 25 ans, avait été ébranlé par une crise politique de grande ampleur. Entre les mois de mars et de juin 2011, une vague de mutineries s'était répercutée à presque toutes les casernes de militaires, incluant la garde prétorienne du chef de l'État.
Les ex-soldats impliqués, qui sont soupçonnés d'avoir pris part aux mutineries à Ouagadougou les 22 et 23 mars et les 15 et 16 avril 2011, sont passibles d'une peine d'emprisonnement allant de dix à vingt ans.
Source : Jeuneafrique

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