L'économie verte, avec "une bonne application", pourrait générer des milliers d'emplois en Côte d'Ivoire et résorber le chômage des jeunes, estiment des experts lors de la validation jeudi d'une étude initiée par le Programme des nations unies pour le développement (Pnud) sur les opportunités d'emplois verts dans le pays.
Dans leurs différents exposés, des experts en environnement,
développement durable et énergies renouvelables, ont affirmé que l'économie
verte, avec "une bonne application", pourrait générer des milliers
d'emplois en Côte d'Ivoire.
Ces emplois ont été répertoriés dans le ramassage, le
traitement et la transformation des ordures ménagères, mais également dans le
reboisement ou encore dans la création de petites unités de production
d'énergie, aussi bien en zones urbaines que rurales.
Les filières choisies dans le cadre de cette étude portant
sur "l'énergie renouvelable, le reboisement et les déchets" sont
"de véritables gisements d'emplois et de création de richesse", a
relevé le ministre ivoirien du Développement durable, Rémi Allah- Kouadio.
Il a appelé tous les acteurs de ces secteurs à
l'"engagement" pour transformer ces "mines d'emplois" en
une "réalité tangible".
"Les déchets sont de véritables mines d'or à creuser,
un puits inépuisable qu'il faut exploiter", a renchéri Gustave Aboua,
expert en développement durable, qui exhorte les pouvoirs publics ivoiriens à
faire de cette filière l'une des principales sources d'insertion de jeunes et
des femmes, pour "une réduction considérable du taux de chômage dans le
pays".
Pour le représentant-résident du Pnud en Côte d'Ivoire,
Dolamb N'Gokwey,"le développement de l'économie verte doit être envisagé
dans la perspective de l'émergence de la Côte d'Ivoire à l'horizon 2020".
La politique des emplois verts, au-delà de son objectif de
préservation de l'environnement, vise à "placer la question du
développement durable au coeur de toutes initiatives de croissance
économique", a-t-il expliqué.
La montée fulgurante du taux de chômage en Côte d'Ivoire est
" préoccupante", selon le Pnud.En l'espace d'une décennie, ce taux est passé de 8,9% en
1998 à 13,1% en 2002, puis à 15,7% en 2008.
Les jeunes sont les plus touchés par ce fléau.
Les deux tiers de la population active au chômage ont un âge
compris entre 15 et 30 ans, quand le taux de chômage global moyen pour les
personnes âgées de 15 à 45 ans est estimé à 23%.
Source:afriquinfos

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