Les bérets rouges étaient l’unité de l’armée malienne qui assurait la protection d’Amadou Toumani Touré. Après avoir mené une tentative de contre-coup d’Etat le 30 avril, beaucoup d’entre eux ont été arrêtés par les putschistes.
Les femmes des bérets rouges ne décolèrent pas. Foulard
rouge sur la tête. Le pagne bien attaché. Mercredi matin elles étaient plus de
300 à manifester dans les rues de Bamako pour signifier leur mécontentement. «
Libérez les bérets-rouges ! On veut la paix », criaient-elles. Elles comptent
bien se faire entendre pour que leurs époux emprisonnés par les putschistes
soient libérés.
Elles ont entamé leur combat le 16 juillet en manifestant
dans la capitale malienne. Sans succès. Les putschistes, qui détiennent leurs
maris, sont sourds à leurs revendications. Les bérets rouges, unité de l’armée
malienne, étaient chargés d’assurer la protection du l’ex-président malien
Amadou Toumani Touré. Ce dernier a été renversé en mars par le capitaine Amadou
Sanogo, chef de la junte et leader des bérets verts. En guise de protestation
contre le putsch, les bérets rouge ont mené le 30 avril une tentative de contre
coup-d’Etat. Mais leur plan est déjoué. Les putschistes ne leur laissent depuis
aucun répit. Ils sont traqués, arrêtés en masse puis mis en détention. Il ne se
passe pas un jour sans qu’ils ne soient extirpés des camps où ils sont
retranchés.
Des bérets rouges victimes de torture, selon Amnesty
Leurs conditions de détention sont « effroyables », dénonce
Amnesty international. Selon l’ONG de défense des droits de l’Homme, ils sont
victimes de torture, sévices sexuels et disparitions forcées. Certains sont
même exécutés sans avoir été jugés. L’ONG demande aux autorités maliennes « de
mettre un terme à l’engrenage infernal de violations des droits humains et
d’ouvrir des enquêtes sur les dizaines de cas de disparitions forcées,
d’exécutions extrajudiciaires et de tortures » dont elle a eu connaissance.
Ce sont toutes ces souffrances infligées à leurs époux que
les femmes des bérets rouges dénoncent. « On en a assez de ces arrestations.
Les femmes et les enfants, on a poursuivi les hommes venus pour l’arrestation
», a confié l’une d’elles à la BBC. « Si quelqu’un revient ici pour arrêter nos
maris, nous allons le kidnapper. On peut compter sur nous », a indiqué une
autre épouse de béret rouge. La colère. Elle gagne peu à peu les rangs de ces
femmes exaspérées par la situation. Elles sont même prêtes à en découdre avec
les militaires de la junte. Mais même si ces derniers ont rendu le pouvoir aux
civils le 6 avril, ils n’en restent pas moins influents à Bamako.
Source : afrik
Source : afrik

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